Biographie

Mêlant les genres, réfléchissant et redéfinissant les formats, le travail de Latifa Laâbissi fait entrer sur scène un hors-champ multiple ; un paysage anthropologique où se découpent des histoires, des figures et des voix. La mise en jeu de la voix et du visage comme véhicule d’états et d’accents minoritaires devient indissociable de l’acte dansé dans Self portrait camouflage (2006), Histoire par celui qui la raconte (2008) et Loredreamsong (2010). Après Phasmes (2001), pièce hantée par les fantômes de Dore Hoyer, Valeska Gert et Mary Wigman, elle revient sur la danse allemande des années 20 avec le diptyque Écran somnambule et La part du rite (2012).
Poursuivant sa réflexion autour de l’archive, elle imagine Autoarchive (2013), une forme performative portant sur les enjeux et les filiations de son propre travail. Dans Adieu et merci (2013) elle continue à creuser dans l’inconscient de la danse. Sa dernière création, Pourvu qu’on ait l’ivresse (2016), co-signée avec la scénographe Nadia Lauro, produit des visions, des paysages, des images où se côtoient l’excès, le monstrueux, le beau, l’aléatoire, le comique, l’effroi...

En 2016, une monographie sur l’ensemble de son travail est parue (co-édition les Laboratoires d’Aubervilliers et Les Presses du Réel).

Latifa Laâbissi est artiste associée au Triangle - Scène conventionnée danse à Rennes et au CCN2 Centre chorégraphique national de Grenoble sous la direction Rachid Ouramdan et Yoan Bourgeois.


Plus d'infos : http://figureproject.com/

Dates surlignées : activités ouvertes au public

juin 2018

  • 6
    "d'après une histoire vraie" de Christian Rizzo
  • 12
    Par/ICI: — Nadia Lauro et Zeena Parkins
  • 13 au 14
    Publications master exerce